Chichen Itza

Chichen Itza

Aucune image, aucun mot ne reflète la force du site archéologique maya de Chichen Itza. Seules une visite du cénote des sacrifices ou une pause au centre du Temple du Jaguar permettent d’appréhender la puissance de ce peuple millénaire.

Chichen Itza a été une cité majeure du peuple maya. C’est à Chichen Itza que cette civilisation a atteint son apogée. Ses mystères et sa magie pénètrent les visiteurs et lui conservent son caractère sacré, encore de nos jours.

La civilisation maya est considérée comme l’une des plus complexes et des plus brillantes de son époque. Déjà établis en 1500 avant JC, les mayas ont prospéré jusqu’en 900 après JC, dans la péninsule du Yucatan et dans certaines régions du Guatemala, de Belize, du Honduras et du Salvador.

A l’heure actuelle, les mayas n’ont toujours pas dévoilé tous leurs mystères. Tous les signes de leur orthographe complexe n’ont par exemple pas encore été déchiffrés, ce qui rend difficile la compréhension de leur culture. Il est cependant acquis que les sciences, à travers les mathématiques et l’astronomie, la religion et l’écriture sont les piliers de leur civilisation.

De nombreuses découvertes de manuscrits décrivant leurs observations astrologiques démontrent leurs qualités d’astronomes. Beaucoup de leurs activités étaient régies par les cycles du soleil, de la lune, des planètes et des étoiles.

Ils savaient anticiper les événements météorologiques pour adapter leur agriculture et prévoir les éclipses. Leur calendrier était plus précis que notre calendrier actuel et ne nécessitait pas d’année bissextile pour s’ajuster. En mathématiques, ils connaissaient le système binaire, aujourd’hui utilisé pour la programmation informatique. En médecine, ils avaient découvert la pénicilline.

Les édifices monumentaux du site marquent le centre de la cité qui s’étendait sur plus de 25 km2. Les premières traces de vie remontent à 300 avant JC, mais c’est seulement autour de 750 après JC que la cité a pris son ampleur pour devenir une ville de 50 000 habitants en 900.

En 1000, la cité fut envahie par les Toltèques qui apportèrent une rigueur militaire, inconnue des Mayas, ainsi que le recours aux sacrifices humains. Les Mayas-Toltèques ont aménagé la partie Nord de la cité en construisant le temple de Kukulkan et celui des Guerriers.

Chichen Itza présente un mélange de styles maya et toltec. C’est dans les édifices majeurs, visibles autour du centre du site, qu’étaient organisées les cérémonies. Les principaux bâtiments sont le temple de Kukulcan (ou Castillo), le couvent, le Caracol, qui était le centre d’astronomie, le temple des Guerriers et ses magnifiques colonnes sculptées, le stade, le temple du Jaguar et la place du marché central.

La présence de deux cénotes naturels à proximité explique l’installation de Chichen Itzá en cet endroit. Le premier alimentait la cité en eau pour les habitants et les cultures; le deuxième était utilisé pour des sacrifices animaliers et humains: les sacrifiés étaient jetés dans ses eaux sombres au cours de cérémonies rituelles de purification et de renaissance.

Le temple-pyramide de Kukulcan est probablement un des édifices mayas les plus connus. Ses proportions sont remarquables et les références à signification religieuse y sont nombreuses. Les Mayas ont fait preuve d’une incroyable maîtrise de l’astronomie pour sa construction ! Ils ont identifié le nord théorique et ont positionné le temple si précisément qu’à chaque équinoxe, un effet d’ombre et de lumière montre un serpent descendant le long de la pyramide.

Il est moins connu que la partie monumentale visible est elle-même construite sur une structure plus ancienne, dont le sombre escalier mène à une chambre secrète. Là, règne le Jaguar dont l’œil glace les braves visiteurs qui ont osé pénétrer dans cet endroit sacré. Partout à Chichen Itza, on ressent les témoignages de la puissance et de la gloire de la civilisation maya.

Le Caracol, l’observatoire, est orné de magnifiques sculptures. Grâce à ses bassins réfléchissants, il permettait aux astronomes de positionner les planètes et leurs mouvements sur leurs cartes.

Sur le stade, était pratiqué le Pokta-Pok, grand jeu de balle, ancêtre du basket ball. Les bas-reliefs représentent deux équipes qui assistent à la décapitation du capitaine perdant, rituel qui avait lieu à chaque printemps. Le temple des Guerriers honorait les meilleurs combattants dans une espèce de « Hall of Fame ».

En tous lieux, des représentations de jaguars, de l’étoile Vénus et de serpents ornés de plumes, ou l’effigie de l’énigmatique chef Kukulcan concourent à entretenir l’ambiance mystérieuse de Chichen Itza.